#Leica M6, #Noctilux f1, #Film #Ilford #XP2, #NYC
Les doigts boudinés mais d’une agilité démoniaque, ce papy venait jouer un peu d’accordéon aux personnes attablées dans Little Italy. Des airs romantiques pour les amoureux, la musique du Parrain pour les autres. Il est venu nous interpréter je ne sais plus quoi, on a échangé quelques mots après. Il nous a dit qu’il était d’origine russe, mais il a fui quand je lui ai demandé, en russe, s’il le parlait encore. Il a continué sa tournée. Cette même tristesse dans le regard.
Techniquement, le Noctilux permet de saisir la scène alors qu’on n’y voit goutte. Et de donner, à f1, un joli bokeh avec les guirlandes. C’est d’ailleurs elles qui m’ont fait prendre l’appareil. Avec les optiques ultralumineuses, il vaut parfois mieux trouver le bokeh d’abord et attendre que le sujet s’y inscrive.
PS: mon scanner Plustek est toujours en rade, la faute à des drivers pourris et à un SAV à la rue. Mon dernier mail date d’il y a 3 semaines, il est toujours sans réponse. J’avais juste oublié de publier cette photo, scannée avant le crash de la bête.
(#Leica M6, #Noctilux 50mm f1, #Ilford XP2)
De l’intérêt, pour le portrait nocturne, d’avoir des amis accros à leur smartphones.
(#Leica, #Summilux M 35mm f1.4 asph., #Streettogs)
J’ai cherché à équilibrer les lignes de stationnement et le drapeau pour la compo. Et j’ai trouvé marrant d’isoler les pieds dans un petit triangle en bas à droite. La réalité non reflétée se retrouve reléguée dans trois coins. Sur ce plan, la photo marche bien.
Pour le reste, c’est de l’Ilford XP2 à 400 avec un objectif fermé à 5.6, pour un piqué maximum avec le Summilux.
Même soirée, même combo, #Leica M6, #Noctilux f1 50mm, Ilford XP. Du grain, mais de l’ambiance, m’est avis.
(#Leica M6, Color Skopar 21mm f4, #Ilford XP2)
Là, il a fallu travailler un peu le fichier d’origine, sorti un peu gris, la faute au soleil de face qui a bien plombé le contraste. Pour le reste, je voulais que le soleil et la mappemonde soient en balance parce qu’au fond je suis grave un poète.
J’ai oublié, en revanche, de faire le pas de coté à gauche, qui aurait fait coïncider la compo dans le viseur et la réalité. C’est un des vrais désavantages du télémétrique par rapport au reflex, le viseur est décentré: les compositions qui reposent sur des alignements sont ficelle à réussir. Surtout en argentique. La preuve: un des anneaux du globe mort très légèrement sur le gratte-ciel alors que dans le viseur, il ne faisait que l’effleurer. J’aime quand même bien le résultat.
(#Leica M6, Voigtlander Color Skopar 21mm f4, Ilford XP2)
Des lignes, des reflets, un grand angle et hop, me direz vous. Certes, mais il faut aussi le viseur qui va avec, puisque le M6 ne descend pas en dessous de 28mm. Et que pour ce type d’effet, un 28mm c’est un peu juste.
Les viseurs Voigtländer ont l’avantage de ne pas coûter un bras et d’offrir une visée suffisamment claire avec le cadre lumineux qui va bien. Une fois qu’on a glissé la bête sur la griffe porte-flash, il faut apprendre à faire l’expo dans le viseur du M6 avant de cadrer avec le viseur externe. Pour la mise au point, vues les distances et la profondeur de champ (là on est à f16 de mémoire), on met tout sur l’infini et on n’y pense plus. C’est un coup à prendre, mais ça devient vite naturel.
(#Leica, Color Skopar 21mm f4, #Film #Photography, #NYC)
Je me mets doucement au scan des 8-10 bobines faites aux Etats-Unis. L’Optic Film 7600i de Plustek fait son office. C’est un scanner dédié au 24*36, avec un passe vues à chargement manuel. C’est quand même moins galère qu’un scan à plat, je trouve. Et la bestiole est plutôt rapide.
Après, même en 3600 dpi, on reste loin de la qualité du tirage. Le résultat n’a toutefois rien de honteux.
Je vais poster dans les jours qui viennent des photos d’architecture prises au M6 avec un Color Skopar 21mm f4, super petit objo pour ce type de travail, et de l’Ilford XP2.
Cette émulsion, qui n’a pas bonne presse, a deux défauts: ses négas se rayent facilement et elle coûte cher, dans les 7-8 euros. Pour le reste, c’est du bonheur: on peut changer la sensibilité à la volée, la latitude d’exposition est immense, le contraste marqué est top et ça se développe - tadaaaaah! - dans les minilabs grand public.
C’est un film chromogénique, qui fait du N&B avec la même technologie que les films couleurs. Il arrive d’ailleurs que les photos ressortent avec des noirs légèrement bleus ou verts, selon le degré d’incompétence des labos auxquels vous les aurez confiés. Mais ça n’a rien de dérangeant, ça a même souvent de la gueule.
Je poste simultanément une photo prise au M9, avec le Summilux, pour un résultat in fine assez proche avec un kit genre 8 fois plus cher. :-/
La première des photos que je présente cette année au concours Ilford. Celle là, c’est ma chouchoute. C’est la photo qui a le mieux marché sur Flickr. C’est surtout la 1ère fois que je me suis dit, l’oeil dans le viseur, “ne foire pas”.
A la base, je prenais le type sur son banc et le cygne (photo en bas à gauche). Quand le type avec sa mallette s’est pointé, j’ai bien senti qu’il y avait quelque chose à faire. Problème: j’avais mon M6, donc un argentique. Donc un clic et pas douze. Et je débutais en télémétrique, même si je suis un peu du genre shooteur fou (au moins j’ai vite appris).
Heureusement que l’expo était déjà (bien) calée. Restait à cadrer, à regarder l’ombre s’allonger et à attendre que ce maudit cygne sorte la tête de sous son aile. Clic-clac. Merci Kodak (et la Tri-X poussée à 1600).
Le Nokton 35mm f1.4 SC a fait des merveilles sur celle là, notamment dans le rendu crémeux des reflets sur l’eau (une de ses spécialités). En revanche, comme d’hab il fournit en N&B argentique des teintes un peu grisouille (photo en bas à gauche). Au scan, j’ai forcé le contraste. Ce que je vais demander aussi pour le tirage en vue du concours. J’ai fait pivoter l’image sur son axe central lors du scan sans m’en rendre compte. Quand je m’en suis aperçu, je l’ai gardée telle quelle, le fait que le personnage aille vers la gauche me semblait approprié.






