@Yodamanu's street photo blog. All photos shot by me unless specified otherwise. Le blog de @Yodamanu. Street photo et tests de matériel.
Sonia. Strasbourg 2013, Leica M6, Summilux M 75mm f1.4, Kodak TriX 400.

Sonia. Strasbourg 2013, Leica M6, Summilux M 75mm f1.4, Kodak TriX 400.

Soso Propaganda, November 2012.

Soso Propaganda, November 2012.

The reader, Strasbourg march 2012. #Leica M9, #Summilux M 75mm f1.4, #Portrait, #Black and White

The reader, Strasbourg march 2012. #Leica M9, #Summilux M 75mm f1.4, #Portrait, #Black and White

#Leica M9, #Summilux M 75mm f1.4, #Portrait, #Strasbourg
Un ami (et collègue) photographe s’est, sur un coup de tête, séparé il y a fort longtemps de son Summilux M 75mm f1.4. Autant dire qu’il s’en mord encore les doigts, bien des années après sa funeste décision. Pire, il l’a vendu à un pote, qui refuse de lui rétrocéder (et le taquine sûrement un peu au passage).
C’est que cette optique, le design favori du Dr Mandler, le père de quelques uns des objectifs les plus renommés de la marque au point rouge, a ce petit supplément d’âme que les optiques modernes n’ont pas toujours.
La colorimétrie vintage est à tomber. La transition vers les flous est des plus subtiles: on passe en douceur du plan net - l’oeil droit de la miss - au flou puis à un bokeh aussi magnifique qu’onctueux - à 1.4 comme ici, il ne reste que des tâches de couleurs.
Bien sûr, on est dans le domaine du subjectif. Si on faisait subir à cet objectif les batteries de tests qui s’imposent quand on poursuit comme le Graal la photo ultime du mur de briques, il en ressortirait probablement tout estranciné.
Mais concrètement, pour faire du portrait, c’est un bonheur. Certes, cet objectif, produit de 1980 à 2007, a ses exigences. A pleine ouverture, on fait face à une des profondeurs de champ les plus fines de tout le système M: le plan de netteté à f1.4 et une distance de 1m est d’environ 16mm. Le focus se joue donc à rien. Heureusement la course de la bague de la mise au point est parfaite. Suffisamment précise sans être trop longue.
J’aime beaucoup son rendu, suffisamment piqué sans être trop dur. Et son bokeh, qui se prête bien à une composition en “tâches”. Là, on était au restaurant. J’aimais bien les sources lumineuses de différentes couleurs. J’ai donc composé pour garder un peu du rouge des fauteuils, en bas à gauche, un peu du bleu de la lumière provenant de la fenêtre, le jaune de l’applique et à droite la lumière blanche de la lampe. Une fois que j’avais ce fond en tête, j’ai shooté.
En post traitement, j’ai surtout travaillé sur la balance des blancs qui était surréaliste la faute à des lumières environnantes rose-orangé.
PS: Ne prêtez pas attention aux EXIF embarquées dans la photo, mon M9 sort systématiquement des données bidon depuis l’origine. L’électronique n’est clairement pas le fort de la marque.
PS2: J’ai acquis le mien en échange de mon Noctilux f1, que je ne regrette pas (enfin pas trop) tant le Summilux me va au quotidien et tant le 75 me comble pour le portrait.

#Leica M9, #Summilux M 75mm f1.4, #Portrait, #Strasbourg

Un ami (et collègue) photographe s’est, sur un coup de tête, séparé il y a fort longtemps de son Summilux M 75mm f1.4. Autant dire qu’il s’en mord encore les doigts, bien des années après sa funeste décision. Pire, il l’a vendu à un pote, qui refuse de lui rétrocéder (et le taquine sûrement un peu au passage).

C’est que cette optique, le design favori du Dr Mandler, le père de quelques uns des objectifs les plus renommés de la marque au point rouge, a ce petit supplément d’âme que les optiques modernes n’ont pas toujours.

La colorimétrie vintage est à tomber. La transition vers les flous est des plus subtiles: on passe en douceur du plan net - l’oeil droit de la miss - au flou puis à un bokeh aussi magnifique qu’onctueux - à 1.4 comme ici, il ne reste que des tâches de couleurs.

Bien sûr, on est dans le domaine du subjectif. Si on faisait subir à cet objectif les batteries de tests qui s’imposent quand on poursuit comme le Graal la photo ultime du mur de briques, il en ressortirait probablement tout estranciné.

Mais concrètement, pour faire du portrait, c’est un bonheur. Certes, cet objectif, produit de 1980 à 2007, a ses exigences. A pleine ouverture, on fait face à une des profondeurs de champ les plus fines de tout le système M: le plan de netteté à f1.4 et une distance de 1m est d’environ 16mm. Le focus se joue donc à rien. Heureusement la course de la bague de la mise au point est parfaite. Suffisamment précise sans être trop longue.

J’aime beaucoup son rendu, suffisamment piqué sans être trop dur. Et son bokeh, qui se prête bien à une composition en “tâches”. Là, on était au restaurant. J’aimais bien les sources lumineuses de différentes couleurs. J’ai donc composé pour garder un peu du rouge des fauteuils, en bas à gauche, un peu du bleu de la lumière provenant de la fenêtre, le jaune de l’applique et à droite la lumière blanche de la lampe. Une fois que j’avais ce fond en tête, j’ai shooté.

En post traitement, j’ai surtout travaillé sur la balance des blancs qui était surréaliste la faute à des lumières environnantes rose-orangé.

PS: Ne prêtez pas attention aux EXIF embarquées dans la photo, mon M9 sort systématiquement des données bidon depuis l’origine. L’électronique n’est clairement pas le fort de la marque.

PS2: J’ai acquis le mien en échange de mon Noctilux f1, que je ne regrette pas (enfin pas trop) tant le Summilux me va au quotidien et tant le 75 me comble pour le portrait.

#Leica M9, #Summilux 75mm f1.4, #Portrait

Bon, si Marie P. était une de mes lectrices elle me jetterait probablement mon M9 à la gueule. Le 75mm, une focale dédiée au portrait, donc plutôt serrée, en fin de repas au restau, c’est un peu trash.

N’empêche, je trouve le résultat plutôt bien, à l’équilibre entre “réalisme” - pas de calques photoshop - et “courtoisie” - j’ai quand même gommé quelques imperfections.

A l’édition, j’ai surtout enlevé un peu de “clarté” dans Lightroom, c’est un des curseurs qui agit le plus directement sur le grain de la peau.

Pour la compo, en plan serré horizontal, j’évite de centrer, et j’essaye de laisser de l’espace dans la direction des yeux. C’est censé être une règle d’or: éviter que la ligne de fuite induite par le regard ne heurte le cadre de la photo.

Pour la photo verticale, j’ai veillé à déclencher à un moment ou la main et le visage ne se chevauchent pas. J’ai gardé un peu de champ dans la partie basse de la photo pour des raisons que je ne nommerai pas ici (#boobs), et j’ai fait la mise au point sur les yeux.

D’ordinaire, je préfère vraiment le N&B pour le portrait, mais Marie a des yeux verts fluo qui méritent ponctuellement de la couleur. Là, j’ai du mal à me décider, alors je poste les deux.

Avant de finir, pour les connaisseurs, je me suis séparé du mythique Noctilux 50mm f1, le joyau de la Couronne, pour un non moins mythique Summilux 75mm f1.4, qui a servi pour ces deux photos.

Je ne sortais pas assez avec le Nocti alors que je tape quand même beaucoup de portrait de mes proches. J’ai donc franchi le pas, pour l’instant, je ne regrette pas. C’est un objectif exigeant, la profondeur de champ la plus fine en système M. Si vous mettez la main sur un des ces bijoux, aujourd’hui “discontinué”, un passage par Solms pour le caler avec le boitier peut s’avérer utile.

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