@Yodamanu's street photo blog. All photos shot by me, with my Leica, unless specified otherwise. Le blog de @Yodamanu. Street photo et tests de matériel.

Avant de craquer pour un Leica M: les trois galères qui vous attendent

Pour ceux qui vont craquer à l’approche des fêtes, ce post sur les trois grosses différences que l’on se mange de façon plus ou moins brutale quand on passe au télémétrique. 1. On passe nécessairement à la focale fixe (pour les puristes, les tri-elmar sont de facto des zooms, mais ça n’a rien à voir). C’est tout con, mais quand on est habitué à 16-85 qui attrape tout, ça fait tout drôle. 2. On se met au tout manuel. Si l’on n’a que de vagues notions sur le fonctionnement du trio sensibilité/ouverture du diaphragme/vitesse d’obturation, là aussi, y’a un cap à franchir, même si le mode A des derniers modèles facilite la tâche des débutants. Sur mon M6 du début des années 80, y’a pas: les premières pelloches, j’avais des sueurs froides au moment d’aller les chercher. 3. La visée télémétrique, quand on a l’habitude de l’autofocus, faut un peu de temps pour être net. En même temps, si l’on est flou, c’est pas grave, le leicaïste peut légitimement prétendre que c’est fait exprès. :-) Blague à part (non je n’écris pas “lol”), c’est un apprentissage au long cours, en un an et des brouettes, j’en apprends encore tous les jours en la matière. Après, ce n’est ni insurmontable, ni une raison suffisante pour faire son kéké. C’est juste une façon de faire de la photo différente, que je trouve plus stimulante (les automatismes font le minimum), plus enrichissante (le système a été pensé pour le 28, le 35 et le 50, il faut aller au plus près des sujets) et au final plus gratifiante (avec la visée en manuel, la notion de “belle prise” refait sens). Accessoirement, ça donne accès à un parc d’optiques fabuleux, que l’on soit amateur ou collectionneur, ou, comme beaucoup de leicaïstes, un peu des deux. Voilà, après tout dépend de sa pratique d’origine. Un utilisateur d’appareils argentiques chevronné aura mois de peine que quelqu’un qui n’a jamais pratiqué que son reflex avec un 18-55 de base.

(NYC, NY, septembre 2011; #Leica M9, #Summilux M 35mm f1.4 asph; iso 160, f4.8, 1/1500 s.)
Avant de prendre celle-ci, je suis, en bon touriste, pantois devant l’arrière plan. Je cherche juste quelque chose à mettre devant. La demoiselle à talons, le pigeon entre les deux bancs et la personne qui tourne la tête donnent de la dynamique à une scène plutôt figée.
J’ai prêté attention à éviter que la tête enrubannée n’atterrisse pas dans le pont. De même, j’ai bien vérifié avant de déclencher que la tête de droite se trouve dans le prolongement du pont.
J’avais par ailleurs monté un filtre jaune moyen pour garder un maximum de matière dans le ciel. La lumière du début d’après midi étant, par nature, trop crue, sans filtre tout est cramé, même si en DNG on peut s’en sortir après coup. Mais ça demande un tantinet plus de boulot lors de l’édition de la photo. Là, j’ai juste converti en N&B et travaillé sur les contrastes. Le vignettage est dû au filtre, je l’ai laissé parce qu’il ferme bien la photo.

(NYC, NY, septembre 2011; #Leica M9, #Summilux M 35mm f1.4 asph; iso 160, f4.8, 1/1500 s.)

Avant de prendre celle-ci, je suis, en bon touriste, pantois devant l’arrière plan. Je cherche juste quelque chose à mettre devant. La demoiselle à talons, le pigeon entre les deux bancs et la personne qui tourne la tête donnent de la dynamique à une scène plutôt figée.

J’ai prêté attention à éviter que la tête enrubannée n’atterrisse pas dans le pont. De même, j’ai bien vérifié avant de déclencher que la tête de droite se trouve dans le prolongement du pont.

J’avais par ailleurs monté un filtre jaune moyen pour garder un maximum de matière dans le ciel. La lumière du début d’après midi étant, par nature, trop crue, sans filtre tout est cramé, même si en DNG on peut s’en sortir après coup. Mais ça demande un tantinet plus de boulot lors de l’édition de la photo. Là, j’ai juste converti en N&B et travaillé sur les contrastes. Le vignettage est dû au filtre, je l’ai laissé parce qu’il ferme bien la photo.

#NYC: #Lomo girl will shoot you to death.
(NYC, NY, septembre 2011. Leica M9, Summilux M 35mm f1.4 asph; iso 800, f16, 1/125 s.)

#NYC: #Lomo girl will shoot you to death.

(NYC, NY, septembre 2011. Leica M9, Summilux M 35mm f1.4 asph; iso 800, f16, 1/125 s.)

Pas la peine de commenter pendant des plombes, c’est la superposition du mec qui pionce et de “Everyday” qui fait la photo.

(NYC, NY, Leica M9, Summilux 35mm f1.4 asph, iso 160, f13, 1/2000)

Pas la peine de commenter pendant des plombes, c’est la superposition du mec qui pionce et de “Everyday” qui fait la photo.

(NYC, NY, Leica M9, Summilux 35mm f1.4 asph, iso 160, f13, 1/2000)

Avant de commencer à publier la partie argentique - prise au M6 - de mon récent voyage aux Etats-Unis, je vais redonner ici, moitié par flemme, moitié parce que j’ai envie de les commenter, mes photos favorites de la partie “digitale” - faite au M9.
Celle là, c’est un clin d’oeil à Winogrand, qui était un génie de la street-photography en N&B, probablement un peu dépassé par son art - il aura laissé 6500 pelloches exposées non-développées. Un promeneur infatigable, amateur de jolies femmes. Un type bien aussi, si l’on en croit les témoignages sur son compte ou les ressources disponibles en ligne à son sujet.
Je me suis ruiné pour mettre la main sur son livre Figments from the real world, qui reste une somme, près de 20 ans après sa publication.
Sur celle là j’ai peut-être shooté un chouïa trop tôt parce que j’ai dégainé trop tôt justement… et que la miss m’a, du coup, repéré. Résultat, j’ai déclenché, pour sauver le cliché, avant qu’elle ne s’écarte trop sur sa droite - à l’origine je voulais l’avoir au centre du trottoir, avec la rue en enfilade. Un cliché que j’aime bien quand même, je trouve la posture figée sympa. J’aime bien aussi le contraste avec le tas de poubelles et le fait qu’elle se détache de la masse en arrière-plan.
(NYC, NY, septembre 2011, iso 160, f1.4, 1/3000 sec.)

Avant de commencer à publier la partie argentique - prise au M6 - de mon récent voyage aux Etats-Unis, je vais redonner ici, moitié par flemme, moitié parce que j’ai envie de les commenter, mes photos favorites de la partie “digitale” - faite au M9.

Celle là, c’est un clin d’oeil à Winogrand, qui était un génie de la street-photography en N&B, probablement un peu dépassé par son art - il aura laissé 6500 pelloches exposées non-développées. Un promeneur infatigable, amateur de jolies femmes. Un type bien aussi, si l’on en croit les témoignages sur son compte ou les ressources disponibles en ligne à son sujet.

Je me suis ruiné pour mettre la main sur son livre Figments from the real world, qui reste une somme, près de 20 ans après sa publication.

Sur celle là j’ai peut-être shooté un chouïa trop tôt parce que j’ai dégainé trop tôt justement… et que la miss m’a, du coup, repéré. Résultat, j’ai déclenché, pour sauver le cliché, avant qu’elle ne s’écarte trop sur sa droite - à l’origine je voulais l’avoir au centre du trottoir, avec la rue en enfilade. Un cliché que j’aime bien quand même, je trouve la posture figée sympa. J’aime bien aussi le contraste avec le tas de poubelles et le fait qu’elle se détache de la masse en arrière-plan.

(NYC, NY, septembre 2011, iso 160, f1.4, 1/3000 sec.)

J’ai pas franchement kiffé mon passage à Vegas en 2010. En revanche j’ai bien réalisé sur place qu’en photo les néons y’a bon. A Strasbourg, problème, il y a deux enseignes qui se battent en duel. D’où l’idée d’en abuser.

J’ai pas franchement kiffé mon passage à Vegas en 2010. En revanche j’ai bien réalisé sur place qu’en photo les néons y’a bon. A Strasbourg, problème, il y a deux enseignes qui se battent en duel. D’où l’idée d’en abuser.

Qu’est-ce qui fait qu’une photo atterrit dans la section Explore de Flickr - pour faire simple les 500 photos mises en avant en page d’accueil du site? Mystère et boules de gommes: Yahoo n’est pas près de balancer sa formule magique - en fait l’algorithme qui calcule l’intérêt de la photo, son “interestingness” dans le jargon Flickrien. Pour faire simple, plus on obtient de vues, de favoris et de commentaires, mieux c’est.
Au-delà de ce constat empirique, la communauté qui joue le jeu - il faut le prendre comme tel - en est donc réduite aux supputations les plus fantaisistes. Une bloggeuse et photographe avait, il y a quelque temps déjà, dégagé quelques principes: plus de bokeh, plus de flare, des bombasses (à la mode de Flickr, donc plutôt Zahia style), des animaux trop chous, des macros de plantes et de fleurs, des titres improbables et tragiques. On peut globalement s’y tenir.
Mais tout le reste est plus ou moins fumeux. La preuve avec cette photo, postée dans un des groupe “à fuir” (ceux où l’on s’engage à poster une photo et à commenter celle des autres) d’après les théories en vogue. Et arrivée en 151e place de l’Explore du jour.
J’en suis à six ou sept clichés dans cette très décriée section du très décrié site de partage de photos en ligne. Je les ai postées dans peu de groupes, moins de 10. Et elles ont attiré l’attention de gens qui ne sont pas des habitués de mon stream: ce sont les seules tendances que j’arrive à dégager. (Portraits exceptés: là y’a du bokeh en masse et une fille canon sur la photo :-)).
Après, il suffit de regarder la section explore d’une journée pour voir que tout peut s’y retrouver. Photo de Lego, macro de gâteau, pin-up du pauvre, mais aussi street photo en N&B, paysages de cartes postales, aurores boréales à gogo, photos de familles géniales ou pas il y en pour (vraiment) tous les goûts (photos trash et de cul exceptés, ça reste un site familial).
Et c’est un des intérêts du bazar. Tout le monde a sa chance. L’idéal étant de ne pas en faire une obsession et de le prendre pour ce que c’est quand ça arrive. Un bon point. Et encore.
(Photo Strasbourg, janvier 2012. M9+Summilux 50mm f1.4 asph, Iso 800, f1.4, 1/60 s.)

Qu’est-ce qui fait qu’une photo atterrit dans la section Explore de Flickr - pour faire simple les 500 photos mises en avant en page d’accueil du site? Mystère et boules de gommes: Yahoo n’est pas près de balancer sa formule magique - en fait l’algorithme qui calcule l’intérêt de la photo, son “interestingness” dans le jargon Flickrien. Pour faire simple, plus on obtient de vues, de favoris et de commentaires, mieux c’est.

Au-delà de ce constat empirique, la communauté qui joue le jeu - il faut le prendre comme tel - en est donc réduite aux supputations les plus fantaisistes. Une bloggeuse et photographe avait, il y a quelque temps déjà, dégagé quelques principes: plus de bokeh, plus de flare, des bombasses (à la mode de Flickr, donc plutôt Zahia style), des animaux trop chous, des macros de plantes et de fleurs, des titres improbables et tragiques. On peut globalement s’y tenir.

Mais tout le reste est plus ou moins fumeux. La preuve avec cette photo, postée dans un des groupe “à fuir” (ceux où l’on s’engage à poster une photo et à commenter celle des autres) d’après les théories en vogue. Et arrivée en 151e place de l’Explore du jour.

J’en suis à six ou sept clichés dans cette très décriée section du très décrié site de partage de photos en ligne. Je les ai postées dans peu de groupes, moins de 10. Et elles ont attiré l’attention de gens qui ne sont pas des habitués de mon stream: ce sont les seules tendances que j’arrive à dégager. (Portraits exceptés: là y’a du bokeh en masse et une fille canon sur la photo :-)).

Après, il suffit de regarder la section explore d’une journée pour voir que tout peut s’y retrouver. Photo de Lego, macro de gâteau, pin-up du pauvre, mais aussi street photo en N&B, paysages de cartes postales, aurores boréales à gogo, photos de familles géniales ou pas il y en pour (vraiment) tous les goûts (photos trash et de cul exceptés, ça reste un site familial).

Et c’est un des intérêts du bazar. Tout le monde a sa chance. L’idéal étant de ne pas en faire une obsession et de le prendre pour ce que c’est quand ça arrive. Un bon point. Et encore.

(Photo Strasbourg, janvier 2012. M9+Summilux 50mm f1.4 asph, Iso 800, f1.4, 1/60 s.)

Je découvre le Voigtlander Nokton 50mm f1.1 reçu lundi. J’en ferai mon premier test dès que j’aurai un week-end de libre. Pour l’instant, je suis bluffé. Au point que j’envisage de me séparer du Noctilux f1, que j’ai eu tant de mal à dénicher.
Sans trop rentrer dans les détails, le Nokton est, poil de diaph mis à part, moins lumineux que le Noctilux, c’est un fait. Mais il s’en sort quand même bien. Cette photo est prise dans un noir quasi total (je ne sais même pas comment le mec arrive à sortir un tir décent). Et je trouve le rendu correct (on est iso 1600, j’ai dû bosser un peu à l’édition).
Au passage, le Nokton est même plus piqué. En revanche, les transitions vers les flous sont moins douces, le fameux “effet 3D” de la très grande ouverture est parfois trop marqué à mon goût.
Ce panneau de basket est un de mes spots préférés. C’est crade, ça sent la pisse, mais y’a une ambiance, indubitablement. Et dans une ville comme Strasbourg, très belle, mais très “vieilles pierres”, c’est un des rares cadres de street “classique” dispo dans le centre.
Le shot est aussi net que possible - en tout cas j’ai fait de mon mieux. Il faisait tellement noir, que je pouvais à peine faire la mise au point. Et à 1/15 s., allez figer une basketteur en plein effet!

Je découvre le Voigtlander Nokton 50mm f1.1 reçu lundi. J’en ferai mon premier test dès que j’aurai un week-end de libre. Pour l’instant, je suis bluffé. Au point que j’envisage de me séparer du Noctilux f1, que j’ai eu tant de mal à dénicher.

Sans trop rentrer dans les détails, le Nokton est, poil de diaph mis à part, moins lumineux que le Noctilux, c’est un fait. Mais il s’en sort quand même bien. Cette photo est prise dans un noir quasi total (je ne sais même pas comment le mec arrive à sortir un tir décent). Et je trouve le rendu correct (on est iso 1600, j’ai dû bosser un peu à l’édition).

Au passage, le Nokton est même plus piqué. En revanche, les transitions vers les flous sont moins douces, le fameux “effet 3D” de la très grande ouverture est parfois trop marqué à mon goût.

Ce panneau de basket est un de mes spots préférés. C’est crade, ça sent la pisse, mais y’a une ambiance, indubitablement. Et dans une ville comme Strasbourg, très belle, mais très “vieilles pierres”, c’est un des rares cadres de street “classique” dispo dans le centre.

Le shot est aussi net que possible - en tout cas j’ai fait de mon mieux. Il faisait tellement noir, que je pouvais à peine faire la mise au point. Et à 1/15 s., allez figer une basketteur en plein effet!

Aujourd’hui, la totale. Trois obsessions en une photo: les reflets, les mannequins, les néons.
(Strasbourg, janvier 2012. Leica M9, Nokton 50mm f1.1, iso 160, f1.1, 1/180 sec.)

Aujourd’hui, la totale. Trois obsessions en une photo: les reflets, les mannequins, les néons.

(Strasbourg, janvier 2012. Leica M9, Nokton 50mm f1.1, iso 160, f1.1, 1/180 sec.)

J’ai beau avoir des photos du genre en abondance dans mes archives, je continue de déclencher quasi dès que je vois des pavés mouillés :-). Outre le fait que je kiffe les ambiances “film noir” de la Petite France, c’est amusant à shooter. Il faut faire son expo rapido, cadrer vite pour ne pas rater la silhouette et se coltiner une mise au point plutôt ficelle: en pleine nuit, le diaphragme ouvert à plein pour capter la lumière disponible, la faible profondeur de champ laisse moins de place à l’erreur - en gros l’opération requiert d’autant plus de précision que la zone de netteté est réduite.
Avec un autofocus ce serait probablement moins galère… et moins drôle. Bizarrement, l’intérêt du télémétrique et de la mise au point manuelle, c’est que la prise de vue reste fun. C’est parfois rageant, ça flirte ponctuellement avec le masochisme, mais comme dans d’autres domaines, c’est parfois mieux quand c’est compliqué.
D’ailleurs, au passage, la difficulté cachée de ce cliché, c’est que quand on est sortis du resto, ma douce se pelait. Et qu’elle m’a dit: “Tu as droit à UNE photo.” J’ai pris la consigne au sérieux.
(Photo Strasbourg, janvier 2012, M9 iso 1000, 50mm, f1.4, 1/60 s.)

J’ai beau avoir des photos du genre en abondance dans mes archives, je continue de déclencher quasi dès que je vois des pavés mouillés :-). Outre le fait que je kiffe les ambiances “film noir” de la Petite France, c’est amusant à shooter. Il faut faire son expo rapido, cadrer vite pour ne pas rater la silhouette et se coltiner une mise au point plutôt ficelle: en pleine nuit, le diaphragme ouvert à plein pour capter la lumière disponible, la faible profondeur de champ laisse moins de place à l’erreur - en gros l’opération requiert d’autant plus de précision que la zone de netteté est réduite.

Avec un autofocus ce serait probablement moins galère… et moins drôle. Bizarrement, l’intérêt du télémétrique et de la mise au point manuelle, c’est que la prise de vue reste fun. C’est parfois rageant, ça flirte ponctuellement avec le masochisme, mais comme dans d’autres domaines, c’est parfois mieux quand c’est compliqué.

D’ailleurs, au passage, la difficulté cachée de ce cliché, c’est que quand on est sortis du resto, ma douce se pelait. Et qu’elle m’a dit: “Tu as droit à UNE photo.” J’ai pris la consigne au sérieux.

(Photo Strasbourg, janvier 2012, M9 iso 1000, 50mm, f1.4, 1/60 s.)

C’est la lumière du lampadaire sur le trottoir et une ombre fugace qui ont d’abord attiré mon attention. Je me suis mis à la recherche d’un arrière plan - l’opéra le fait pas mal. J’ai ensuite essayé d’avoir des silhouettes avec des ombres longues bien cadrées. La vraie difficulté étant d’éviter que le lampadaire ne se trouve aligné avec les têtes des passants. En photo de rue - c’est une des difficultés inhérentes au genre - le mobilier urbain et l’activité environnante peuvent foutre toutes les photos en l’air. La camionnette blanche, le lampadaire qui “sort” de la tête de votre super portrait, l’amas de signalisation sont autant d’écueils dont on prend conscience au fur et à mesure qu’on rate des pleines brassées de photos. “Vos 10 000 premières photos sont les pires”, disait Cartier-Bresson. Qui a dû commencer à la photo 10 001.

C’est la lumière du lampadaire sur le trottoir et une ombre fugace qui ont d’abord attiré mon attention. Je me suis mis à la recherche d’un arrière plan - l’opéra le fait pas mal. J’ai ensuite essayé d’avoir des silhouettes avec des ombres longues bien cadrées. La vraie difficulté étant d’éviter que le lampadaire ne se trouve aligné avec les têtes des passants. En photo de rue - c’est une des difficultés inhérentes au genre - le mobilier urbain et l’activité environnante peuvent foutre toutes les photos en l’air. La camionnette blanche, le lampadaire qui “sort” de la tête de votre super portrait, l’amas de signalisation sont autant d’écueils dont on prend conscience au fur et à mesure qu’on rate des pleines brassées de photos. “Vos 10 000 premières photos sont les pires”, disait Cartier-Bresson. Qui a dû commencer à la photo 10 001.

Strasbourg, decembre 2011. Strasbourg, decembre 2011. Strasbourg, decembre 2011.

Là, à l’origine, je voulais prendre les pêcheurs, ce que j’ai fait, mais sans rien obtenir de très concluant. J’ai beau eu joué avec les aplats de couleurs fournis par les reflets, ou le cygne qui passe, je ne suis pas très satisfait des photos du bas. Celle qui ouvre le combo me semble plus carrée. Reflet inversé, petite silhouette pour l’échelle, ça je sais faire.

Ce qui est étrange, c’est qu’avec l’habitude, je me représente parfaitement le résultat avant même de déclencher. Je n’ai plus besoin de retourner mon M pour voir ce que ça donne. Limite je vais finir par rater des photos de reflets “classiques”. :-)

Un néon sous l’eau (son reflet en fait), parce que je n’ai pas eu le temps d’installer mon scanner et de commencer à traiter mes photos des Etats-Unis prises au M6. (Ce week-end je m’y colle). Sur celle là, pas grand chose à dire, j’ai essayé de composer pour que la diagonale du quai réponde à l’arc du pont. Pour l’expo, je voulais garder un peu de matière à l’aplomb des berges. Le Summilux 50mm asph et le M9 ont fait le reste (iso 1250, f1.7, 1/30 sec.).

Un néon sous l’eau (son reflet en fait), parce que je n’ai pas eu le temps d’installer mon scanner et de commencer à traiter mes photos des Etats-Unis prises au M6. (Ce week-end je m’y colle). Sur celle là, pas grand chose à dire, j’ai essayé de composer pour que la diagonale du quai réponde à l’arc du pont. Pour l’expo, je voulais garder un peu de matière à l’aplomb des berges. Le Summilux 50mm asph et le M9 ont fait le reste (iso 1250, f1.7, 1/30 sec.).

Strasbourg, janvier 2012 Strasbourg, janvier 2012 Strasbourg, janvier 2012

Pour reprendre la typologie de Yanidel, excellent street photographer s’il en est, je suis plutôt du genre timide. Je peux faire de la photo de rue “frontale”, mais ça me coûte toujours un peu. D’autant que je ne demande jamais l’avis du sujet - pour moi c’est tricher.

Alors comme un autre timide de la street photo, Saul Leiter - toutes choses étant égales par ailleurs, hein -, j’affectionne les ombres et les reflets. L’occasion de shooter tranquille sans faire de SAV quand on est spotté.

La lumière rasante du matin, la verrière de la gare de Strasbourg et les inscriptions qu’elle comporte fournissent de jolis motifs. Celle du haut, la meilleure des trois à mon humble avis, est faite au M8 et au Sonnar, donc un équivalent 65mm. Les deux autres sont à l’Elmarit 28, un équivalent 35mm sur le M8.

Le Sonnar, équivalent 65mm sur le M8, m’a permis de cadrer serré et de composer l’image autour de la division en trois due aux barres noires, et de cette silhouette promise à la poubelle par la flèche de gauche (qui incite les fumeurs à jeter leur mégot).

La version finale, avec un halo atténué. Le DNG de base, avec du flare partout.

La deuxième des photos que je présente cette année au concours Ilford. Celle là, c’est au Nokton 35mm f1.4 SC et au M9 que je l’ai prise. Je rentrais d’une balade plutôt tardive et pourrie avec pas grand chose de folichon sur la carte. J’ai vu la fenêtre éclairée et le lampadaire, j’ai cadré, j’ai attendu un peu… et miracle une silhouette est apparue à la fenêtre.


La position du lampadaire a produit de gros halos de flare, qu’il a fallu virer à l’édition pour resserrer la photo sur cette opposition silhouette/lampadaire. On les aperçoit plus nettement dans la version couleur.

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